Midi poésie

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jeu

22

janvier
Soirée poésie
Bresson & Grisaille
Poème autotuné
Mho
Boykid

Bresson & Grisaille - poème autotuné | Mhø & Boykid

Soirée poésie
Le Théâtre et le CCN de Namur
(Place du Théâtre, 2, 5000 Namur)
20h

Entrée libre

Bresson & Grisaille - poème autotuné | Mhø & Boykid

Programmation
Jeu 22 janvier (Soirée poésie)

En réponse à l’invitation de Nantene Traoré, poète de l’année 2025 aux Midis poésie, les deux artistes Boykid & Mhø se plongent dans l’écriture collaborative de l’intime et proposent un En attendant Godot contemporain et c’est en mêlant poésie, musique et loufoquerie que le duo questionne l’événement de la rupture.  La terre se déchire en deux blocs de roches et leur rencontre crée une onde sismique à en écrouler des villes. Que restera-t’il du duo et de ses tremblements ? Dans la terreur d’un monde en déclin, Bresson & Grisaille cherchent la clarté. Iels questionnent le rapport à l’existence et le droit à l’amour et la métamorphose.  Mais qu’est ce qui est possible face au conflit? Face à la violence du monde et à celle contenue à l'intérieur de soi? Cette carte blanche propose une forme collaborative inédite entre ces deux artistes, mêlant textes, son et performance scénique.  En co-production avec Le Théâtre & le CCN de Namur

Infos pratiques Pl. du Théâtre 2, 5000 Namur Plus d'informations sur le site : https://www.tccnamur.be Durée 1h

Le Théâtre et le CCN de Namur
20h
Programmation
Ven 23 janvier (Soirée poésie)

Le Bal bavard revient après 1 an d'ateliers, toujours animés dans les asbl Atoll et Nativitas, mais aussi à la Maison poème, dans le cadre du projet Faire poésie.
Les textes écrits ont parlé d'amour dans ses dimensions les plus profondes, en lien avec le livre All about love, de bell hooks. Les arpentages ont permis de questionner nos héritages, ou encore notre rapport à la culture, et d'y contribuer par l'écriture.

La soirée s'écoulera au rythme des thèmes et des textes rencontrés ou nés cette année. Comme une immersion dans un laboratoire collectif, on sèmera quelques consignes d'écriture sur le chemin. Libre à vous de vous prendre au jeu !

La soirée se terminera par un temps de discussion avec les participant·es.

> À découvrir le soir : le nouveau recueil de fanzines Comment te rendre tes lunettes, Bob ? Créé en ateliers par les participant·es, Chloé Martinache & Marie Meuleman du collectif Modesta, ainsi que Réianne Ismaïli, présent·es à l'événement. Avec la participation de Charline Rack et du Collectif des Mots Passants (asbl ScriptaLinea).

Faire poésie, ce sont + de 50 ateliers toute l’année, pour tous les âges et dans différents lieux, portés par les Midis poésie. Le projet Faire poésie est un projet de cohésion sociale qui vise le vivre et le faire ensemble à travers la transmission d’outils artistiques et collaboratifs. Ateliers animés entre autres par Siméon MB, Réianne Ismaïli, Chloé Martinache & Marie Meuleman du collectif Modesta...

Les ateliers ont lieu aux centres d’accueil de jour Nativitas à Bruxelles et Atoll Sud à Forest, sur inscription à la Maison poème (stages d’écriture) et ponctuellement avec d’autres asbl partenaires.

À différentes étapes du projet, les participant·es créent ensemble un fanzine ou une pièce sonore avec un·e artiste, et font découvrir leurs textes lors d'événements. Plus d'informations via ce lien.

Infos pratiques À partir de 15 ans Durée 1h30 Lieu Maison poème, Rue d'écosse, 30, 1060, Saint-Gilles

Maison poème
19h30
Programmation
Mar 27 janvier (Midi poésie)

Un midi poésie en présence d’Olivia Elkaim, qui viendra nous parler de son dernier ouvrage La disparition des choses, à paraître aux éditions Stock, collection La Bleue, début janvier 2026. L’autrice y évoque notamment l’importance de Georges Perec dans son travail, l’occasion d’en discuter avec elle lors d’une rencontre littéraire inédite aux Musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles. Pour ce midi poésie Olivia Elkaim sera en conversation avec l’écrivaine belge Nathalie Skowronek.

Novembre 1941, gare de Lyon, à Paris. Cécile laisse partir son fils de cinq ans dans un convoi de la Croix-Rouge. Pourquoi décide-t-elle de l’envoyer en zone libre si tôt, si vite? Qui peut lui apporter la garantie qu’elle retrouvera son enfant après la guerre? Le reverra-t-elle un jour? Ce petit garçon s’appelle Georges Perec. Sa mère, juive polonaise, veuve d’un soldat mort au combat, renonce à le garder à ses côtés à Belleville, quartier pauvre et insalubre, yiddishland où survivent les immigrés d’Europe centrale. Elle le laisse partir pour le sauver. Mais en le privant de sa présence aimante, elle le condamne, sans le savoir, au vide et à l’absence de souvenirs. En 1943, Cyrla Szulewicz, dite « Cécile », est déportée à Auschwitz. Son fils ne la retrouvera jamais. La disparition de sa mère irriguera secrètement toute son œuvre à venir.

Dans ce roman intense, Olivia Elkaim fait revivre Georges Perec, l’auteur culte des Choses et de La vie Mode d’emploi, membre éminent de l’Ouvroir de littérature potentielle (l’Oulipo), mort précocement en 1982 et adulé dans le monde entier — il ne cesse de gagner de nouveaux lecteurs fascinés par l’amplitude de son œuvre. Elle redonne également vie à Cécile, sa mère, dont il reste pourtant peu de traces. En l’absence d’archives, l’auteure cherche Cécile dans les livres de son fils, la ressuscite dans des scènes imaginaires et en questionnant les derniers amis vivants de Perec. Ce roman n’est pas une biographie mais une quête poignante qui s’inspire de faits vrais. Olivia Elkaim choisit d’écrire non pas ce qui a été mais ce qui aurait pu être en se jouant du vide, de l’oubli et de l’absence. Cécile n’est plus la femme qui est « morte sans avoir compris » comme l’a cru et écrit Georges Perec mais celle qui saisit la tragédie à venir et se sacrifie pour que son enfant vive. Nourrie par ses obsessions et ses propres fantômes – ses grands-parents, son père, son fils – Olivia Elkaim livre un texte sensible et vibrant d’émotion, comme elle l’avait fait dans Je suis Jeanne Hébuterne.

Infos pratiques Lieu : Auditorium B du Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Rue de la Régence 3, 1000 Bruxelles Durée : 50 minutes

Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique
12h40
Programmation
Jeu 29 janvier (Apéro poésie)

Dans le prolongement du spectacle Holobiontes, présenté au Varia ce même soir, Florencia Demestri et Samuel Lefeuvre, co-chorégraphes s’associent à Karine Van Doninck Professeure en biologie à l’ULB pour créer une expérience hybride, entre conférence et partage de pratiques chorégraphiques (mais pas que !), afin de faire résonner encore plus les notions de multitude et de relations inter-espèces qui sont au coeur de leurs recherches respectives. En co-production avec Théâtre Varia

À propos du spectacle Holobiontes Et si le « je » était déjà un « nous » ? Et s’il n’existait pas de forme de vie isolée ? Et si la coopération était la condition de notre existence même ? Selon le concept scientifique d’holobionte, toute vie pluricellulaire existe grâce à la multitude des autres vies qu’elle héberge. Dans Holobiontes, sept danseur·euses nous font ressentir cette multiplicité fondamentale, dans une chorégraphie composite, magma foisonnant de matières, de rythmes et de couleurs. En cherchant d’autres manières de s’organiser et de danser ensemble, i·els nous convient à déhiérarchiser nos regards, pour élargir le champ des possibles.   Avec cette nouvelle création chorégraphique, la compagnie demestri+lefeuvre nous propose de vivre une expérience sensible, au cœur des différentes formes de cohabitation du vivant. S’inspirant des partenariats interspécifiques présents dans la nature, Holobiontes est une forme hybride, au croisement de la danse, des arts visuels et de la microbiologie. Dans la continuité d’un cycle de créations interrogeant les imaginaires sur lesquels s’appuie notre relation au monde, la compagnie s’associe – entre autres – avec l’artiste Laetitia Bica, qui développe ici un paysage visuel à partir de la juxtaposition de prises de vue du corps des danseur·euses et microscopiques.   Comment la conscience d’être plusieurs influe-t-elle notre perception de nous-mêmes ? Que ressentons-nous face à notre réalité de corps-paysages, à la fois acteur·ices et décor ? Qu’ont à nous apprendre les espèces microscopiques, indispensables à notre survie ? Avec délicatesse et sensibilité, la compagnie demestri+lefeuvre détisse une vision unilatérale de l’existence, pour que chacun·e d’entre nous puisse tirer les fils d’autres modes de relations axés sur l’interdépendance et la collaboration, des valeurs chères au Varia.

Infos pratiques Lieu : Rue du Sceptre 78, 1050 Ixelles Durée : 45 minutes (à la suite du spectacle Holobiontes) Billetterie à venir tout bientôt...

Théâtre Varia
21h
> Découvrir notre programmation
poésie ensemble

Appel à participer aux ateliers Faire poésie, à la maison Atoll Sud à Forest.  Un projet gratuit et au long cours.  A partir de février 2026 et jusqu'à janvier 2027 (et au-delà) - Possibilité de venir découvrir pour commencer. Les Midis poésie sont à la recherche de personnes écrivantes qui souhaitent s’engager dans une démarche de coécriture et de recherche au long cours, dans le cadre des ateliers Faire poésie en cohésion sociale. Nous souhaitons créer des binômes d’écriture avec les participant·es de la maison Atoll Sud, un service d’accueil de jour de personnes de + de 60 ans qui veulent rompre l’isolement et qui ont besoin d'aide pour les tâches du quotidien, pour se sentir bien ou pour se souvenir. Dans le quartier Marconi, à Forest, les ateliers ont lieu tous les lundis (ou presque) et impliquent les bénéficiaires depuis plus de 2 ans.  Atoll a le rôle de faire le lien entre les bénéficiaires, leur domicile et leur réseau social. Tout y est « comme à la maison », des meubles aux assiettes et verres dépareillés. D’une certaine manière, on essaye aussi de faire comme à la maison. On se sert le café, on met la table, on prépare le goûter… l’équipe met la main à la pâte. Plus d’informations ici"Aie un livre avec toi
Pour échapper à la solitude
Et évade-toi le plus loin possible
Le livre est un ami qui ne te décevra pas. »
Hinda, une participante d’Atoll Sud.  Pendant ces ateliers, vous serez amené·es à :  - Ecrire à partir de consignes variées, motivées par les humeurs du moment, mais aussi les différents textes découverts en arpentages. - Découvrir de nouvelles voix, de nouvelles littératures, et partager votre propre bibliothèque. - Nourrir une relation de coécriture et d’amitié avec les bénéficiaires d’Atoll, dans un lieu chaleureux, ancré dans la ville et dans le temps. - Vous mettre à hauteur de personnes qui peuvent douter de leurs capacités, et avec des besoins spécifiques en termes d'accompagnement, de mémoire, de concentration ou de compréhension. - Créer et vous laisser surprendre à travers la réalisation de fanzines, la préparation de lectures performées, la participation à des émissions radios. - Porter et incarner des messages de solidarité, nourris des rencontres et des échanges, avec les participant·es d'Atoll, mais aussi d’autres groupes ou des artistes invité·es. - Prendre part à un projet innovant et collectif en dialogue avec les asbl Midis poésie et Atoll.  Faire poésie, ce sont des ateliers toute l’année, pour tous les âges et dans différents lieux. Le projet Faire poésie est un projet de cohésion sociale qui vise le vivre et le faire ensemble à travers la transmission d’outils artistiques et collaboratifs. Divisé en cycles thématiques permettant de multiplier les connexions, comprenant aussi des ateliers ponctuels, le projet permet d’éprouver le faire ensemble par la pratique artistique, entre des personnes qui ne seraient pas amenées à se rencontrer par ailleurs. Plus d’informations ici. Si pour vous aussi, l’écriture est une histoire de liens avant tout, vous êtes les bienvenu·es pour des ateliers de découverte en février 2026.

Informations pratiques Gratuit, uniquement sur inscription : contactez Siméon Martinel Buellet à simeon.martinel@midisdelapoesie.be  Ateliers les lundis après-midi. De février 2026 à janvier 2027 (et au-delà). Possibilité de venir découvrir pour commencer. Premières dates : - Lundi 2 février 2026 de 14h à 16h - Lundi 9 février 2026 de 14h à 16h - Lundi 23 février 2026 de 14h à 16h. Lieu : Atoll Sud à Forest (Quartier Marconi / Albert) Une fois l'inscription effectuée, vous serez contacté·e avec le détail de l'organisation des premiers ateliers. Pour toute question, contactez, contactez Siméon Martinel Buellet à simeon.martinel@midisdelapoesie.be 

poésie ensemble

Du 20 au 24 octobre 2025, à la Maison poème, Lénaïc Brulé et Aliénor Debrocq invitent dix participant·es à écrire autour des territoires intimes du corps et de l’esprit.
Au fil de propositions, le groupe part à la découverte de ses voix intérieures, pour écrire l’intime avec liberté, audace et impertinence. 
Les après-midis seront consacrés à la prise de parole et la mise en voix des textes produits. 
L’atelier se clôture par un moment d’échange ouvert au public, le vendredi 24 octobre à 18h, autour d’une lecture collective. Pour réserver, rendez-vous sur la page de l'événement : https://midispoesie.be/nos-evenements/programmation/sortie-d-ateliers-ecritures-de-l-intime-collectif-sanguin-asbl Pour en savoir plus sur le collectif et sur le Groupe Sanguin, rendez-vous ici. Crédit visuel : © Alborz Teymoorzadeh

poésie ensemble

« Lettres aux jeunes poéte·sse·s : Introduction à la correspondance » Dans le cadre de la Fureur de lire 2025, les Midis poésie proposent des ateliers de poésie ! La Fureur de lire est un programme d’activités autour de la lecture et du livre porté par la Fédération Wallonie-Bruxelles, pour tous les âges et pour tous les publics. La Fureur de lire 2025 commence le 15 octobre et se déroule dans plusieurs lieux de Wallonie et de Bruxelles. Plus d’informations ici. À l’initiative de la Direction de la Langue Française, les Midis poésie proposent des ateliers sur le thème de la correspondance et de l’intime, autour de la nouvelle Le Troué de Céline De Bo. Retrouvez ici l’ensemble des récits d’auteur·ice·s belges édités sous la forme de plaquettes Fureur de lire.

Pour qui ? Les Midis poésie proposent aux écoles des ateliers d’écriture gratuits, à partir de 11 ans, pour tou·te·s, quels que soient le niveau et la relation à l’écriture.

Quand ? En octobre et novembre 2025.

Comment s’inscrire ? Contactez-nous en précisant les classes concernées (nombre, niveau, section,discipline enseignée) et les disponibilités : simeon.martinel@midisdelapoesie.be

Au programme La correspondance, l’intime et les lettres seront les principaux sujets des ateliers de l’automne. Il sera question de s’adresser à une rue, un arbre, une personne. Les élèves pourront donc essayer de transmettre à autrui, un accès à leur monde intérieur. Pour cela, nous vous proposons comme exemples et appuis de nombreux·se·s auteur·ice·s qui ont écrit dans le genre épistolaire : Céline De Bo, Rainer Maria Rilke, Anouk et Pauline Delabroy-Allard, Tiago Rodrigues, Rosa Luxemburg et plus encore ! Nous vous offrons deux ateliers en fonction des classes et des niveaux : - Atelier «Premières lettres» : conseillé pour les 1ères, 2èmes et 3èmes secondaires (développement de l’UAA 5) ; lecture de la nouvelle de Céline De Bo, réflexions autour du texte et création d’une lettre-poème pour le quartier, la rue, l’école. - Atelier «Courrier du coeur» : conseillé pour les 4èmes, 5èmes et 6èmes secondaires (développement des UAA 5 & 6) ; lecture d’un corpus de textes, discussions et écriture sur la correspondance, l’adresse et la réponse. Création de multiples lettres à destination de la personne, de l’être ou de l’objet de leur choix.

Ateliers animés par Milena Lanzmann Sillonnant entre théâtre, photographie, écriture, Milena Lanzmann travaille sur le temps qui passe, le voyage et l’archivage des traces du quotidien. Elle a participé à de nombreux ateliers d’écriture dont un programme d’un an à La Comédie-Française où elle a exploré les notions d’identités familiales. Très attachée à l’art vernaculaire, il lui arrive d’introduire la photographie dans ses écrits. Elle a notamment exposé à Bruxelles des extraits de son travail « La colline aux framboises » — journal de Suède. Avec l’illustratrice Elsa Dupont, elle écrit un recueil de poésie, traversant quatre saisons et tout ce qu’elles font résonner en nous.

poésie ensemble

En décembre 2024, le projet « Tisser son histoire » a donné lieu à 6 ateliers animés par l’artiste et animatrice Léa Brami. Autour des techniques de l'écriture, de la broderie, et du patchwork, on propose de faire lien ensemble pour fabriquer des talismans et célébrer nos récits personnels.
Les ateliers « Tisser son histoire » entendent ouvrir un espace autour du tissage poétique. Ils permettent des rencontres à la fois artistiques et humaines, de mettre en commun des savoir-faire spécifiques et des savoirs situés. Le tissage, à la fois lieu commun dans la littérature et dans plusieurs mythologies, est aussi considéré comme un vecteur de parole.

Raconter une histoire qui a marqué nos vies, l’écrire et la broder pour l’archiver. Cet atelier comprend plusieurs volets : un volet « écriture », autour du récit de vie et de la convocation de mots chargés de mémoire, un volet « tissage », axé sur la transmission de techniques et sur la matérialisation des écrits, et enfin un temps de retour d’expérience.  A travers des cycles de deux ateliers, les participant·es ont d’abord convoqué des mots-mémoires qu’iels voudraient faire apparaître sur le textile. Puis iels ont fabriqué des talismans. Une manière de matérialiser la mémoire et les mots, à travers un procédé artistique et technique. Le travail du textile était aussi l’occasion d’échanger, de convoquer des souvenirs liés au vêtement, à l’artisanat… Ces ateliers reviennent en 2025 !

poésie ensemble

Les ateliers « Chants de lutte » sont des ateliers ponctuels répartis sur l’année : nous partons d’une consigne précise, porteuse d’un questionnement politique fort, autour de la lutte. À partir de différentes ressources poétiques et musicales, en y ajoutant les inspirations de chacun·es, les participant·es ont produit un hymne à la solidarité. 

En septembre et octobre 2024, le projet “Chants de lutte” a donné lieu à 7 ateliers animés par l’auteur et animateur Marwane Lakhal, dans des classes de Français Langue Étrangère de la Maison des femmes de Molenbeek - Move ASBL et du Centre Tefo à Bruxelles. « Un fil de soi à toi, à elle, à lui, aux petits, aux petites, aux anciens et aux anciennes. Un fil au nous, un fil au vous, au fil de nous tous ensemble. La solidarité est ce lien qui unit au sein des multiples cellules dans lesquelles nous nous inscrivons. Ce lien est parfois intangible : c'est le sentiment d'amour, la mémoire familiale, les représentations du devoir... Et ce lien est parfois matériel : ce plat cuisiné ensemble, nos cérémonies de joie partagées... La solidarité a un hymne que nous pourrons écrire ensemble. » — Marwane Lakhal. Les ateliers reviennent en 2025 et 2026 !   Chants de lutte, c’est aussi une pièce sonore de Marwane Lakhal, avec les membres du Centre Tefo à retrouver ici : https://on.soundcloud.com/s8RViE169GLihFPx8

poésie ensemble

Lire Olja Savičević, c’est entrer résolument dans son monde. Sauvagement, bien à toi est bien adressé à son lecteur. Il ne s’agit ni d’une poésie de la distance, ni d’une mise en vers de soi, mais bien d’une interpellation où le « je » de l’autrice dépasse l’expérience singulière pour créer un monde dans lequel se plonger. Dans ce recueil : la traductrice Chloé Billon, nous offre un texte à la rythmique impeccable. Un chant, une histoire qui se colportent de personne en personne. Sans être lyrique, cette poésie est narrative. À chaque page, quelque chose se raconte et emporte le destinataire. Tantôt c’est le fils, tantôt l’amant, la communauté et, in fine, moi, son lecteur qui, vers après vers, entre dans son univers.  Un univers tremblant qui oscille entre une enfance merveilleuse issue d’une époque ensoleillée, faite de rires et d’amitiés et le temps de la guerre. J’y entends la voix de mes amis qui se disent encore « Yougos » dans la nostalgie d’un temps béni, d’un temps d’avant, d’un temps d’avant la guerre. Puis sur la queue ardente du même été J’ai rencontré un garçon Il chevauchait une vague Échangeons, m’a dit le garçon Je te donnerai ma vague marine Contre cette pastèque De l’eau salée contre l’eau sucrée Oh quelle erreur j’ai faite Ce monde est étrange, lointain, il semble issu d’un mythe. Il tient à la fois de la carte postale et des légendes qui se racontent durant les fêtes de famille : Je l’ai aimé à l’aveugle :  Beau, pauvre, minuscule et fier Et jamais il ne m’appartiendrait – magnifique  Puis de quelque part a surgi  Toute une tribu Généalogie masculine Oncles généraux Et tantes partisanes Des éclats d’obus dans les genoux Le pépé mort de la photo, un pilote Ses quatre femmes Et cette arrière-grand-mère haïdouk Et dans ce monde, il y a toujours la présence de la nature, des fleurs, de la mer et du soleil. Le soleil chez Olja Savičević, c’est beaucoup plus qu’une étoile, la lumière ou la chaleur. Le soleil c’est l’horizon de son monde. Un signe concret du bonheur : Bien entendu la mer Et la promesse du soleil matinal D’une vie harmonieuse et insouciante Et puis, surgit la rupture, la découverte de la sexualité et de la guerre qui rompt le monde de l’enfance. Si la sexualité est ardente et souhaitée, elle ne semble jamais loin de la violence des hommes. Olja Savičević  embrasse les garçons et maudit ceux qui « mettent la main à la chatte ». Cette rupture engendre une poésie féministe, genrée, engagée qui se révolte contre la violence des hommes :  Elles reviennent  À leurs hommes Même après qu’ils les ont laissés en plan Même après qu’ils leur ont collé une gifle Et ce sont des gens bien Des gens bien, en vrai Répétaient-elles Mais cette colère ne conduit pas au rejet. Elle porte plutôt un regard condescendant sur ces hommes qui paraissent bien piètres :  Mais rien de particulier n’est arrivé à ces garçons Qui sont devenus nos pères Leurs dents n’ont jamais poussé, ils se sont juste mis à aboyer Les hommes qu’elle décrit sont soit des merdeux sans envergure soit des amants aimés qui ne sont guère à la hauteur de sa puissance ou de la guerre où ils sont balancés :  Le pire c’était quand  Le garçon que j’aimais Est arrivé à mon appartement sale et en pleurs En uniforme Nous avons fait l’amour avec les bombes À côté du lit Ces demi-échecs de l’amour sont en écho aux échecs de la guerre. Son courage n’est finalement pas d’un grand secours :  Le pire c’était quand Les gens avec qui nous vivions Ont commencé à détourner la tête dans la rue C’est une petite ville Avec de grands principes De nombreux bonjours sont restés Perdus dans les airs à jamais Tout l’amour qu’elle voue à son pays ne lui laisse guère d’illusion sur ce qui a été en son pouvoir durant ces années :  Le pire pendant la guerre c’était Quand devant les chambres d’hôpital J’attendais qu’ils disent le nom de mon père Le pire c’était De le voir dans cet état […] Cinq et un instant se changent en À jamais Ou encore : Même si nous nous sommes laissés pousser la barbe Avons lu beaucoup de livres Même si nous n’avons pas quitté le pays […] Et nous n’avons pas réussi à sauver la ville Alors, elle porte un regard sur elle-même sans complaisance. Elle voudrait tant transformer le monde, mais elle n’y parvient pas :  Tu appartiens à la première génération À avoir été à la fac Et tu n’as pas pu trouver un travail honnête
Toutes ces ruptures pourtant ne la rendent pas amère même si quelque chose semble fêlé dans son expérience du monde : Mes parents sont jeunes Ils croient aux lendemains Je les regarde bouche bée Et j’avale toute cette eau de rose Et malgré cela, la vitalité l’emporte, il y a une énergie qui l’habite et traverse sa poésie et qu’elle ne lâche pour rien au monde :  Crache sur les menteurs qui te disent Que seule la souffrance est noble La joie est plus grande Avec cette énergie sa poésie devient à la fois onirique et concrète. Par moment, des images-symboles apparaissent et sont rattrapés par cet extrême quotidien où l’émerveillement, face à la nature notamment, côtoie la brutalité des hommes : Et que j’ai vu une jeune hirondelle Tombée du ciel Morte Sur un toit en contrebas Des fleurs fleurissaient Des œillets Et le ciel était parfaitement bleu […] Et j’ai vu mon premier amour En bas sur le pavé Attraper par le cou Sa jeune femme Et la trainer dans la rue […] Quelqu’un a tiré une rafale dans notre maison Quelqu’un a coupé notre bougainvillier Quelqu’un a pété l’arcade de mon père au poing américain […] Je suis cette petite fille pour toujours C’est sans doute cet étrange hybride qui l’autorise à encore désirer les hommes :  Sous mes côtes, j’ai tâté l’amour Une balle brulante dans la cartouche du cœur Ce que tu entends, ce sont mes rafales Qui tuent nuit après nuit Et au-delà de l’amour des hommes, c’est l’amour de son fils, du soleil, des animaux et des plantes qui la portent avec une étonnante tendresse : Les racines d’une poussiéreuse plante des rues S’enfoncent dans l’asphalte à la recherche d’eau À l’intérieur glougloute un doux arc-en-ciel Hiver dans le radiateur Tout ce qui passe s’arrête un instant Que le monde change en photographie Sans perspective claire mais bien réelle […] Pour finir, me voilà moi aussi Qui change l’air en lait Sans truc de magicien Sous la goutte de sang du téton L’enfant réclame une gorgée plus grasse En tant que lecteur, on s’interroge sur l’origine de cette ténacité. Qu’est-ce qui lui donne la force de toujours se lever, recommencer à aimer. Au détour d’un poème, on découvre une métaphore qui dit mieux, peut être ce qui la porte :  Il y a dans ton cœur Un tigre en cage Sors, beau tigre Sous la fenêtre Hurle la forêt vierge À la fin, il lui reste une dernière chose à affirmer et c’est peut-être la plus importante de ce recueil :  N’aie pas peur

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Sauvagement, bien à toi, d'Olja Savicevic (traduction Chloé Billon) Paru aux éditions des Midis poésie en septembre 2025. Plus d'infos et commande du livre via ce lien.

Pierre Vandenheede est poète et philosophe. Ses recherches alternent et tissent l’art, la réflexion théorique et l’engagement écologique. Tantôt il explore le corps, le rythme et l’oralité, tantôt il oscille entre philosophie et théorie de l’esprit, tantôt il accompagne les collectifs dans la mise en œuvre du développement durable. En novembre 2025, il a publié son premier recueil, Fragments liquides, dans la collection Ethnopoétik des éditions Academia. se situe au croisement de ces trois dynamiques. Miroir parfois acerbe, souvent ludique de la société contemporaine, Fragments liquides est un projet poétique. Le recueil entrelace des images et des paroles glanées dans les gares et les trains, des commentaires de La vie liquide de Zygmunt Bauman et des slogans publicitaires désinhibés d’un monde où tout se vend.

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Collection poésie
Sauvagement, bien à toi
Soleil de plomb, mer étale et torpeur des étés infinis, calades sombres et porches pisseux, ordures et fleurs, menaces sourdes, sel et sucre, sucre et sel, sang et lait maternel. La langue d’Olja Savičević est physique, sensuelle, elle se frotte à la brutalité du monde et en fait éclater la beauté, plaide inlassablement pour l’immense supériorité du rire et de la tendresse envers toute chose. Une tendresse manifeste, flamboyante, combat : « sous la fenêtre hurle la forêt vierge, éloge de l’instant de feu ». Une poésie profondément féministe nous invitant à maintenir une proximité avec notre nature sauvage intérieure, dans un monde courant constamment le risque de perdre son humanité et sa délicatesse.
Collection essai
La poésie sociale, un sport comme les autres
Cette collection d’essais est née d’une récolte d’exemples formels et littéraires pour donner vie à des carnets entamés en 2019, à Port-au-Prince, lors du Festival Transe Poétique. Y sont abordés les thèmes de la poésie sociale, de la littérature engagée, de la maternité, de la transmission, de l’écriture créative, de l’accès à la culture, de la lecture, de la confiance en soi et de la solidarité.
Collection poésie
En lettres noires
Black angry woman. De tous temps, quand les femm·x·es racisées ont pris la parole avec conviction, les détracteurs ont réduit leur pugnacité à de la colère. Leur discours a été confisqué, discrédité, déformé, silencié. Le slam, espace de parole libre, a permis l’émergence de nouvelles voix. Voix qu’on ne peut interrompre. Voix venues des marges qui déclament leur réalité et leurs identités métissées avec flamboyance. Langue poétique et langue politique mêlées. Coudes et poings serrés. Manière intraitable d’être au monde, aux autres et à soi. En lettres noires est une anthologie sélective rassemblant les poéte·sses qui ont marqué de leur empreinte la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2015- 2024) en Belgique francophone. En lettres noires regroupe les auteur·ices primé·es : Marie Darah (Champion·ne d’Europe de slam), Huguette Izobimpa (Prix Paroles Urbaines), Gioia Kayaga, Julie Lombe (Prix Paroles Urbaines), Lisette Lombé (Poétesse Nationale), Joëlle Sambi (artiste associée du Théâtre National), Raïssa Yowali (Prix Fintro 2024). Le recueil est dirigé par L-SLAM, collectif féministe liégeois de poétesses. Une communauté multiculturelle et intergénérationnelle qui organise, depuis 2015, des ateliers, des podiums et de l’édition de slam. Avec le soutien d’Africalia.
Collection poésie
Sur le Boulevard
« Sur le boulevard, il reste quelques arrêts fatigués, juste le temps d’un feu rouge.Sur le boulevard, il y a ce couple. Immobile.Sur le boulevard, y’a les lumières qui basculent.Sur le boulevard, y’a deux meufs en scooter.Sur le boulevard, il y a cette façade où on avait collé illégalement des slogans.Sur le boulevard, y’a cet enfant qui danse.Mais ce qui se passe sur le boulevard reste sur le boulevard. » Z&T, Zouz et T.A, c’est un duo de slameuses rappeuses bruxelloises.Z&T, tu les as sans doute djà entendues kicker en open-mic, en squat, près du canal, ou... t’as déjà vu ces deux meufs déambuler en scooter, errer dans les rues de Bruxelles. Et cette ville, elles l’aiment, autant qu’elles la gênent.Alors Z&T racontent, dénoncent, ce qu’elles vivent et ce qu’elles voient, sur les boulevards de la capitale. En poésie et en fragments. Bruxelles raconte beaucoup de choses. Bruxelles raconte beaucoup de gens. Marie Sordat vit et travaille à Bruxelles. Elle est photographe, commissaire d’exposition et enseignante en photographie. En 2024, la photographe reçoit le «Grand Prix Germaine Van Parys», lequel récompense chaque année l’excellence des femmes photographes derrière l’objectif.
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Poetik Bazar
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Poetik Bazar revient les 19, 20 et 21 septembre 2025 pour une cinquième édition aux Halles de Schaerbeek.

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