Apéro Poésie Nomade – Congo Eza & Manza, Leila Duquaine et Lisette Ma Neza

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Le 7 décembre 2017 de 18h30 à 21h00 au Piano Fabriek (St-Gilles)

Conférences :
L’une slamée, l’autre désarticulée.

Voix d’origine non contrôlée

Avec Congo Eza & Manza, Leila Duquaine et Lisette Ma Neza

Une co-production les Lézarts Urbains et les Midis de la Poésie

 

« Congo Eza » 

Trois voix fortes, singulières, deux poétesses et un artiste hip-hop se rejoignent pour une forme poétique «slamée». S’y travaille en filigrane leur rapport particulier au Congo, à la Belgique, à cet entre-deux réceptacle de leurs imaginaires, leurs identités multiples. Joëlle Sambi, écrivain et activiste née à Bruxelles et a grandi à Kinshasa, Lisette Lombé poétesse et slameuse vit à Liège et Badi est un rappeur Bruxellois. Ils associent leurs voix, leurs flow, leur présences sous le regard complice de Rosa Gasquet, metteur en scène. A la manière des « Last Poets » en leur temps mais avec des thèmes et des sonorités plus actuelles, le trio raconte, déclame, scande, mêle des voix qui se répondent dans une sincérité dévoilée. Congo Eza offre une vision sensible, cocasse et sans concession. Le projet questionne l’appartenance, lève le voile sur l’intime et le politique, au sens profond du mot. Congo Eza c’est aussi «comment être un enfant du Congo dans le pays de Tintin ». Des samples de musique congolaise accompagnent parfois les paroles pour aller aux frontières de la voix parlée. Une première forme courte du projet, soutenu par l’asbl Lézarts urbains a été présentée au Botanique le 23 avril 2017 pour la soirée Prix Paroles urbaines.

 

Lisette Lombé : Artiste pluridisciplinaire, – agrégée en langues et littératures romanes, Lisette crée des objets poétiques (performances, textes, objets, installations) qui nous font voyager entre l’Europe et l’Afrique. Lisette partage également son amour de la poésie en animant des ateliers d’écriture. Membre fondatrice du Collectif féminin L-SLAM, elle a obtenu, en 2015, une seconde place au Prix Paroles Urbaines au Botanique, en catégorie slam. Ses poèmes sont édités chez Maëlstrom. Le Fram, Image publique. « C’est l’histoire d’une créatrice, passionnée de rimes et de rythmes depuis l’enfance… Elle vient de loin. De ces lieux peuplés de timides, bâillonnés par le stress. De ces lieux peuplés de travailleurs épuisés, en quête de sens et de reconnaissance. Elle vient de loin et elle n’oublie pas qu’elle vient de loin. Solaire, généreuse, elle partage, jour après jour, les bienfaits et les secrets de sa poésie. Partout. Dans les entreprises, dans les écoles, dans les associations. Partout. En Belgique, au Congo, en Irak, au Sénégal… Elle est passerelle entre le monde de l’art et le monde du travail. Elle est passeuse de feu. Elle est sentiers de traverse.

 

Joëlle Sambi : Née en 1979 en Belgique, ayant grandi en partie à Kinshasa, Joëlle Sambi Nzeba réside à Bruxelles et y exerce son activité d’écrivaine parallèlement à une activité professionnelle menée dans le cadre d’un mouvement féministe. Licenciée en information et communication (journalisme) à l’Université Libre de Bruxelles, auteure de fictions ayant remporté divers prix (Le monde est gueule de chèvre, Roman, 2007; Religion Ya Kitendi, nouvelle, 2005; Je ne sais pas rêver, Nouvelle, 2002). Joëlle Sambi Nzeba tente, à travers son parcours de militante (Merhaba, Festival Massimadi Bruxelles,…) et son travail d’écriture de questionner les situations d’impuissance. Dans la peau d’une femme lesbienne, noire, féministe et congolaise, elle habite la frontière et dissocie ses origines de son travail d’écriture. Le Congo et son histoire, la Belgique contemporaine sont présents en filigrane dans ses écrits qui soulèvent des interrogations sur l’identité, la norme, l’appartenance…

Badi : 29 février 2013, Badi atterrit à Kinshasa pour la première fois. Un voyage qui transformera en quête initiatique. Son père ne supportant plus le système dictatorial et corrompu de son pays, décide de s’installer en Belgique en 1977. Cet aller simple censé offrir de meilleures perspectives d’avenir à toute sa famille se transforme rapidement en une énorme désillusion. Sous son côté timide, se cache un élève dissipé et indiscipliné qui lui vaudra d’être renvoyé de l’école, celle-ci éveille en lui un côté rebelle: les classes sociales et les couleurs y étant trop marquées. Si sa scolarité n’est pas exemplaire, la musique prend en revanche une place prédominante tout au long de son éducation. Son oncle, Papa Rondo, saxophoniste dans le TP OK Jazz, l’inonde de musique, en particulier d’artistes africains. En 2016, après plus de 10 années de projets rap, Badi sort un premier album : “Matongé” évoque l’éducation, le métissage, la double culture, l’amour et mêle habilement samples des musiques populaires congolaises et du hip-hop.