Audre Lorde, etc – Tu devras te souvenir de cela quand on t’accusera de destruction

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Le 12 décembre de 12h40 à 13h30 aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique

Avec Joëlle Sambi & Aru, autrices.

Les féministes noires écrivent et noircissent la feuille de l’histoire usant des mots comme arme de révolution. La poésie pour exploser les matrices des normes. Africains, afropéennes, afro-américaine, elles ont en commun une rage sans âge, un regard canadair sur les incendies qui traversent nos expériences inédites aux senteurs de déjà-vu. Trop vu.
Une séance pour découvrir des textes qui parlent d’oppressions, de déconstruction et de guérison.

 

JOËLLE SAMBI

Née en 1979 en Belgique, ayant grandi en partie à Kinshasa, Joëlle Sambi Nzeba réside à Bruxelles et y exerce son activité d’écrivaine parallèlement à une activité professionnelle menée dans le cadre d’un mouvement féministe. Licenciée en information et communication (journalisme) à l’Université Libre de Bruxelles, auteure de fictions ayant remporté divers prix (Le monde est gueule de chèvre, Roman, 2007 ; Religion Ya Kitendi, Nouvelle, 2005 ; Je ne sais pas rêver, Nouvelle, 2002), Joëlle Sambi Nzeba tente, à travers son parcours de militante (Merhaba, Festival Massimadi Bruxelles,…) et son travail d’écriture de questionner les situations d’impuissance.
Dans la peau d’une femme lesbienne, noire, féministe et congolaise, elle habite la frontière et dissocie ses origines de son travail d’écriture. Le Congo et son histoire, la Belgique contemporaine sont présents en filigrane dans ses écrits qui soulèvent des interrogations sur l’identité, la norme, l’appartenance …

 

ARU

Aru a 27 ans. Elle a étudié les Affaires Internationales à Bruxelles. Elle a déménagé en Belgique car elle est passionnée par la déconstruction des normes sociétales portées sur les corps noirs. Son écriture est influencée par les politiques d’identité. Elle essaye d’exprimer les émotions que pourraient ressentir une noire, queer africaine qui a vécu la diaspora, à travers des observations, des expériences et des faits. Ce que cela veut dire de rechercher du sens en nous-mêmes, nous qui sommes influencés par notre environnement, et comment nous sommes affectés par notre histoire. Et le concept d’amour-propre à travers la déconstruction et la décolonisation. Elle est aussi avocate de la prise de conscience de la santé mentale des communautés africaines et tente de briser le silence par la poésie.