27 NOV
☞ MIDIS DE LA POÉSIE
↘ Théâtre des Martyrs
#littératurebelge #correspondance

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☞ Réserver - Nov. 27, 2018, 12H40
places
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« T’écrire, c’est te lire à l’envers »

Tarifs : 6€ – 4€ (-30 ans)

Une lecture organisée en collaboration avec l'association Textes et Voix.

En partenariat avec le Théâtre des Martyrs

Réservations : http://theatre-martyrs.be/saison-2018-19/les-midis-de-la-poesie-tecrire-cest-te-lire-a-lenvers/9D4D5

Le 27 novembre 2018 de 12h40 à 13h30 au Théâtre des Martyrs

Lecture-spectacle

Avec MARIANNE BASLER et XAVIER GALLAIS, comédien.ne.s.

T’écrire, c’est te lire à l’envers.

Fragments de la correspondance entre Dominique Rolin et Philippe Sollers

Lecture par Marianne Basler et Xavier Gallais

Conception et montage : Nadine Eghels

Production TEXTES & VOIX

La lecture-spectacle sera suivie d’une discussion avec Jean-Luc Outers et Frans de Haes qui ont réuni les lettres de Dominique Rolin et Philippe Sollers.

Qu’est-ce qu’aimer ? C’est à ceux qui, à force de se la poser, croyaient cette question sans réponse que ces lettres sont avant tout destinées. Les sceptiques de l’amour, en quelque sorte. Ne le sommes-nous pas tous d’une manière ou d’une autre ?

Quand ils se rencontrent le 28 octobre 1958 lors d’une réception organisée par le directeur des éditions du Seuil, elle a quarante-cinq ans, lui, vingt-deux. Il est l’auteur d’un récit et d’un roman remarqués par Mauriac et Aragon, elle a publié en 1942 son premier roman salué par Cocteau et Max Jacob avant de recevoir le prix Fémina en 1952 et d’intégrer son jury peu après. L’attirance est immédiate et réciproque. Quelques lettres plus tard, ils tombent dans les bras l’un de l’autre. Tout a été très vite. Cette différence d’âge, impensable, semble-t-il à cette époque, scelle une sorte de pacte entre les amants, celui de la clandestinité. Ils ne se montreront jamais ensemble et, mis à part quelques initiés, personne ne se doutera de la nature et de la force de leur relation. Que l’amour est l’exact opposé du social qu’ils fuient l’un et l’autre, ils en sont profondément convaincus. De même qu’il n’y a d’amour que secret, chacun à leur manière, ils ne sont pas loin de le penser. « Pour vivre cachés, vivons heureux », écrit-il, ou « l’amour ne peut être que clandestin, c’est sa définition ».

Est-ce à dire que ce bonheur secret, cette « tempête joyeuse et claire qui me saoule » se déploient tel un long fleuve tranquille ? On voudrait tant le croire. Ces lettres nous montrent pourtant qu’une telle plénitude est impensable sans la souffrance qui serait son corollaire obligé. « Il faut que tu comprennes et pardonnes mes peurs ». L’écart entre les âges, vertigineux pour certains, surtout dans ce sens, crée très vite le doute, la fragilité : est-ce que pareille folie peut durer toujours ?

Les lettres réconcilient présence et absence. Dans leur matérialité, encre, papier, enveloppe, elles sont bien davantage qu’un signe adressé par l’autre, elles représentent sa présence vivante. « Il faudrait tenter de décomposer les phases de ce mouvement, la montée, l’orgasme de la lettre. En réalité, c’est entièrement dans l’écriture que nous nous touchons le mieux… ».

Marianne Basler et Xavier Gallais prêtent leurs voix à ces deux amants épistolaires, à travers un choix des lettres de Dominique Rolin et de Philippe Sollers dont les deux premiers volumes, conçus et présentés par Frans de Haes (lettres de Philippe Sollers) et Jean-Luc Outers (lettres de Dominique Rolin) ont été publiés par les éditions Gallimard.

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