Chèr·e·s ami·e·s des Midis de la Poésie,

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APPEL À DONS

Les Midis de la Poésie existent depuis plus de 70 ans, et ça n'a jamais cessé d'être une fête, d'être beau et joyeux, et puissant. Mais jamais cessé non plus d'être une bataille, éreintante et souvent décourageante.

Les Midis ont toujours fonctionné avec très (trop) peu de fonds. La situation aujourd'hui est devenue critique, et met en péril des emplois déjà précaires, mais aussi les engagements et les missions des Midis. Nous perdons un temps précieux à courir après les subventions, ce temps qui devrait nous servir à faire ce que nous faisons de mieux : trouver et offrir du sens à un public de toutes catégories sociales au travers de la poésie. La poésie n'est pas (qu') un divertissement, elle est aussi une cause et une nécessité.

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Prenez soin de vous,

L’équipe des Midis de la poésie

7 NOV
☞ MIDI DE LA POÉSIE
↘ Théâtre National
#lesfemmesquidisent

» Réserver

☞ Réserver - Nov. 7, 2019, 12H40
places
07.11 Lydie Salvayre.png

7 femmes et plus

5 euros

En partenariat avec le Théâtre National

Avec le soutien de L’Alliance Française Bruxelles-Europe

Réservations : https://bit.ly/2JJBqS1


Le jeudi 7 novembre 2019 de 12h40 à 13h30 au Théâtre National

[ Dans le cadre du spectacle « Sylvia » de Fabrice Murgia, du 5 au 9 novembre au Théâtre National : https://www.theatrenational.be/fr/activities/857-sylvia ]

Avec Lydie Salvayre, écrivaine, Anne-Lise Remacle, journaliste littéraire & Justine Lequette, comédienne

« Sept folles, je vous dis. Car il fallait qu'elles fussent folles ces femmes pour affirmer leur volonté présomptueuse d'écrire dans un milieu littéraire essentiellement gouverné par les hommes. Car il fallait qu'elles fussent folles pour s'écarter aussi résolument, dans leurs romans ou leurs poèmes, de la voie commune, pour creuser d'aussi dangereuses corniches, pour impatienter leur temps ou le devancer comme elles le firent, et endurer en conséquence les blâmes, les réproba­tions, les excommunications, ou pire l'ignorance d'une société que, sans le vouloir ou le voulant, elles dérangeaient. »

— Lydie Salvayre, 7 femmes, 2013.

Sept femmes. Sept figures emblématiques de la littérature qui ont follement investi leur vie : Emily Brönte (1818-1848), Colette (1873-1954), Virginia Woolf (1882-1941), Djuna Barnes (1892-1982), Marina Tsvetaeva (1892-1941), Ingeborg Bachmann (1926-1973) et Sylvia Plath (1932-1963). Leur relation à l’écriture est passionnelle, et, pour certaines d’entre elles, les a conduites au suicide. Singulières et exigeantes, elles transcendent leur douleur personnelle dans l’œuvre. Leur rapport au quotidien, qu’elles considèrent médiocre et sans intérêt, est vécu comme tragique. Mais ce « quotidien » n’est-il pas aujourd’hui celui qui a marqué l’Histoire ? Celui du Paris d’avant-guerre, des Années folles, de la Russie stalinienne. Comment retranscrire une œuvre au travers de la vie même de son auteur ? Dérangeantes, scandaleuses, elles ont témoigné, à leur façon, du monde dont elles furent les victimes, mais qu’elles ont contribué à façonner. Leurs œuvres sont désormais des monuments littéraires.

Née en 1946 d’un père andalou et d’une mère catalane réfugiés en France en 1939, Lydie Salvayre passe son enfance près de Toulouse. Après une licence de lettres modernes, elle fait des études de médecine et devient pédopsychiatre. Elle est l’autrice d’une vingtaine de livres traduits dans de nombreux pays, dont certains ont fait l’objet d’adaptations théâtrales : "La Déclaration" (1990), "La Compagnie des spectres "(1997), "BW" (2009). En 2014, elle est récompensée par le prix Goncourt pour "Pas pleurer", roman traitant des rapports avec sa mère dans le contexte de la guerre d'Espagne.

Anne-Lise Remacle est romaniste de formation. Jadis libraire jeunesse, elle continue à pétrir tendrement les livres des autres puisqu’elle ne sait pas faire de pain. Aujourd'hui, elle sème des esperluettes, entre autres chez Focus, le Carnet & les Instants et Karoo. Elle s’intéresse aux formes courtes, au hors-format, à la poésie de traverse et au transmédia. Dans sa pratique quotidienne, elle s'efforce autant que possible de privilégier la bibliodiversité tant territoriale qu'éditoriale.

Formée au sein de l’Ecole Supérieure d’Acteurs de Liège (E.S.A.C.T.), Justine Lequette est comédienne et metteuse en scène. En 2017, elle crée au Théâtre National de Bruxelles son premier spectacle, J’abandonne une partie de moi que j’adapte, création inspirée du film « Chronique d’un été » de Jean Rouch et Edgar Morin (1960), qui tente de repolitiser la question du bonheur et interroge notre rapport au travail aujourd’hui. En 2018, elle assiste Fabrice Murgia sur son spectacle Sylvia. Elle dirige par ailleurs avec Rémi Faure le Group NABLA et y développe divers projets: lectures, ateliers poésie, écriture de conte… Dans son travail, elle tente toujours d’explorer les diverses formes que peut prendre la dimension collective dans la création.

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